Dans son projet de réforme des retraites, le gouvernement a décidé que les dépenses de retraite ne devraient pas dépasser 14% du Produit intérieur Brut. Le problème c’est que ces dépenses représentent déjà aujourd’hui 13,8 % du PIB et l’on prévoit que le nombre de personnes de plus de 60 ans augmentera de 6 millions d’ici 2040. Pour ces raisons le gouvernement nous annonce l’obligation de reculer l’âge de départ avec l’instauration d’une retraite pleine à 64 ans sans quoi cela conduirait à un « effondrement généralisé » du niveau des pensions.

Une alternative. Malgré les évolutions démographiques, l’augmentation des ressources nécessaire au financement est complètement à notre portée. Le financement des retraites est en effet un prélèvement sur le PIB, la masse des richesses créées par notre travail. Ces richesses s’accroissent chaque année (+ 1,7% en 2018 soit 40 milliards de richesses supplémentaires). Il suffit donc d’augmenter la part du PIB affecté au financement. Concrètement, il suffirait d’accroitre en 25 ans cette part de 6 points, soit….0,24 point par an. 

Pour un salarié gagnant 2 500 euros bruts mensuels, cela signifie une augmentation de la part salariale des cotisations de 4 euros mensuels et de la part patronale de 6 euros mensuels…. C’est arithmétique mais c’est surtout un choix politique. Rappelons-nous par exemple qu’entre 1971 et 1991, l’augmentation des cotisations a été de 0,38 point par an. ( Source : Conseil d’Orientation des Retraites, séance plénière du 28 janvier 2009).

Pour toutes ces raisons, en cette rentrée sociale, le Printemps de Corbeil-Essonnes soutiendra toutes les luttes légitimes des salarié.e.s pour faire valoir leurs droits.

MAX LEGUEM

 

Image par ErikaWittlieb