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AGIR VITE

La voirie à Corbeil-Essonnes c’est tout une histoire !

Vous l’avez forcément constaté, l’état de la chaussée un peu partout dans la ville est en fâcheux état. Pour mobiliser les habitants et pousser la mairie à agir, 4 actions ont été lancé.

Votez sur la pétition en ligne, lancée par Alexandre Verdonck, habitant de Corbeil-Essonnes

Participez à la prochaine opération de rebouchage avec des fleurs.

Tentez de faire prendre en charge les dégâts subis par votre véhicule

Signalez le danger avec une application type Waze

Pour une jolie ville

Une pétition pour réclamer des travaux sur la voirie

Alexandre Verdonck, 33 ans, est Corbeil-Essonnois depuis 3 ans. Il lance une pétition pour réclamer aux pouvoirs publics l’entretien de la voirie à Corbeil-Essonnes. Nous lui avons demandé de nous expliquer sa démarche.

J’arrive à Corbeil-Essonnes en août 2015. Il pleut, il fait sombre. Je quitte la N104 et m’engage sur la N7 pour visiter un appartement. Je viens de trouver un emploi dans le département. La première impression me faisait penser à une ville abandonnée. Les façades des immeubles, les commerces, les routes, tout est délabré, gris, sale. Je m’installe tout de même, boulevard John Kennedy. Mieux, j’achète un appartement quai Maurice Riquiez. Je finis par me plaire, je tombe même amoureux de notre ville. Alors la voir dans cet état me fait mal. Depuis 3 ans je traverse le haut de la N7, le boulevard Henri Dunant, les quais, le pont Patton, puis la rive droite direction Draveil. Aux heures de pointe, il me faut 1h pour traverser Corbeil-Essonnes. La nuit, quand je rentre les travaux ne sont pas ou mal signalés, les nids de poules sont nombreux et j’y laisse plusieurs fois des pneus. Alors je slalome et je suis secoué rue St-Spire chaque soir, on dirait des montagnes russes. Quand je bosse sur Paris, je prends le RER. Moulin Galant ou centre-ville, impossible de se garer. Obligé de tourner, parfois, près d’une heure pour trouver une place. Sans compter que tout est payant. Je risque les PV et me gare à la sauvette sur un trottoir. Et quai Maurice Riquiez, là aussi impossible de se garer. Quand je finis par trouver une place, je dois affronter les incivilités omniprésentes. Les caméras de sécurité ne servent à rien pour y remédier. Alors, en discutant avec des gens sur la page Facebook de Corbeil-Essonnes, excédés comme moi, je commence à me dire, et si on changeait les choses, et si on faisait une pétition ? Ils m’ont encouragé, je l’ai faite. C’est aussi simple que ça. La problématique de la voirie et de la circulation pose des questions écologiques, d’urbanisme, de stationnement, du pouvoir laissé aux promoteurs de bétonner comme ils veulent, d’une meilleure offre de transports en commun, d’un potentiel nouveau pont sur la Seine. Des îlots centraux, des bandes rugueuses, des ralentisseurs, des radars, la sécurisation des routes doivent être à l’étude. Tout cela concerne le service public. C’est donc l’affaire de nous tous. Le premier regard que l’on pose sur une ville est important. Le mien fût négatif. La ville est abîmée, mal entretenue. Est-ce dû à un désintérêt ou une gestion hasardeuse de nos dirigeants ? Pourtant une ville jolie et entretenue, ça change tout. On encourage les gens à en prendre soin, à en être fier. Notre ville mérite mieux, ses habitants méritent mieux. Nous ne sommes pas une simple étape vers Paris, nous ne sommes pas un dortoir sans âme. Notre ville est belle si on s’autorise à la regarder avec bienveillance, avec la Seine, l’Essonne, son patrimoine, ses vieilles bâtisses… et ses trous…

Retour en images d’une balade du dimanche

Des nids-de-poule ?

Non, juste des centaines de trous partout dans la ville !

Pour montrer notre ras-le-bol concernant l’état de la voirie dans la ville, et puisque rien ne bouge pour mettre en place un véritable plan d’actions concerté avec les habitants, nous avons décidé de reboucher
les trous et les crevasses en y plantant des fleurs. Juste pour fêter le printemps !

Une roue, une jante, un pneu…Qqui prend en charge les dégâts ?

Et BING ! Malgré votre vigilance, le trou béant de la chaussée vous a surpris. Votre pneu, votre jante ou pire vos suspensions en ont pris un coup ! Même avec une assurance «tous risques» qui n’exclut pas les pneumatiques, la franchise dommages à régler (souvent autour de 200 à 600€) risque d’être supérieure au montant des réparations. A vous donc de régler cette réparation.
Alors, pourquoi ne pas essayer de se retourner contre le gestionnaire de la voirie (à Corbeil-Essonnes il s’agit de la mairie ou de la communauté d’agglomération), pour la prise en charge des dégâts. Nous devons l’avouer un tel recours est loin d’être gagné d’avance, mais certains conducteurs arrivent néanmoins à un arrangement amiable. Dans tous les cas, cela peut valoir le coup d’essayer.

Comment s’y prendre ?

Lorsque le nid-de-poule est profond, vous devez apporter la preuve que le mauvais état de la route a constitué pour vous un «événement imprévisible et insurmontable». Vous devez prouver qu’il y a un manquement d’information des autorités à prévenir du danger ou à réparer. Des témoignages d’habitants riverains, d’automobilistes, ou encore un constat d’huissier (150 à 200€) s’impose pour mettre en cause les services de voirie de la ville ou du département N’oubliez surtout pas de prendre des photos de la route, mais aussi de l’accotement (absence de signalisation) pour illustrer votre réclamation. Agissez vite et avant la réparation de l’ornière !

Déclarez et signalez un danger sur la route, comment s’y prendre ?

Toutes les applications mobiles de navigation et de trafic type Waze, propose un service de signalisation des dangers. Que vous soyez en voiture ou à pied, c’est le moment de faire le tour de la ville pour signaler les nids-de-poule partout dans la ville. Et puis c’est une manière originale de se balader dans la ville…


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