Sélectionner une page

Hôpital sud francilien

Le personnel inquiet

Aides-soignantes, agents, médecins, tous ont rapporté leur malaise sur la situation à Carolione Fiat et Elsa Faucillon, députées FI et PCF : Suppression de postes, salaires juste au dessus du smic malgré une hausse de 30 % depuis 4 ans.

La rencontre du 12 avril à l’initiative du Printemps de Corbeil-Essonnes entre les personnels, les usagers de l’hôpital Sud Francilien et les deux députées Caroline Fiat (FI) et Elsa Faucillon (PCF) a tenu ses promesses.

Plusieurs personnes ont pris la parole pour exprimer leur attachement à l’hôpital public, soulignant que l’on ne s’y rend rarement par plaisir mais toujours pour se faire soigner ou pour soutenir un proche.

Un médecin rappelle que c’est parce que nous sommes inégaux face à la maladie que la santé doit être un droit égal pour tous. Les personnels soignants furent les plus émouvants expliquant parfois la boule au ventre avoir choisi leur métier par vocation et être désespéré de constater être souvent dans l’incapacité de pouvoir l’exercer dans le respect de la dignité des patients, faute de moyens et d’une organisation bureaucratique du travail.

Incontestablement une grande souffrance au travail fut exprimée lors de ces prises de parole. Les deux députées après avoir pris le temps d’écouter chacun-e ont dit partager cette colère. Face aux milliards d’euros d’évasion fiscale, aux cadeaux aux plus riches avec la suppression de l’isf, rien ne peut justifier que l’hôpital public puisse souffrir d’un manque de personnel.

L’intervention de Caroline Fiat elle même agent d’un Ehpad fut particulièrement applaudie. Elsa Touré présidente du Printemps de Corbeil-Essonnes a souligné que les étudiants en médecine eux mêmes en action méritaient d’être soutenu. Bruno Piriou a rappelé que l’action commune avait déjà permis de gagner la sortie du partenariat public privé qui fut un scandaleux gâchis mais que la victoire pour en finir avec les parkings payants était encore devant nous. Toutes et tous ont insisté pour appeler à la convergence des luttes et des réflexions pour défendre les services publics.

 

 

 

 

 

 

“Je travaille au CHSF depuis 2012 dans le service de psychiatrie infanto-juvénile. L’engagement dans les missions d’accueil du service public hospitalier est au centre de ma pratique. L’inquiétude et la vigilance à l’égard du devenir de cette mission ne faiblit pas. Nous travaillons sur un secteur vaste, où la demande de soins en pédopsychiatrie est très importante. Comme pour de nombreux services de l’hôpital, les postes sont gelés, les collègues non remplacés, les moyens absorbés dans un plan de retour à l’équilibre financier qui n’en finit pas de nous faire vaciller. Les conséquences sont multiples sur nos pratiques et sur l’accueil que nous nous sommes engagés à donner aux enfants et à leurs familles.Nous assistons (et nous le refusons !) au démantèlement du service public. Demain, nous voulons pouvoir continuer à dire aux enfants et aux familles que nous recevons « Que puis-je faire pour votre service ? » en reprenant ainsi la formule de Lucien Bonnafé (psychiatre et poète).”

Marie Gaudry

Educatrice spécialisée, Hôpital Sud Francilien


Une question, un avis ?

Vous souhaitez participer au projet.
N’hésitez pas, contactez-nous.

4 + 3 =