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Faire de l’éducation physique et sportive une discipline centrale à l’école

Quatre questions à Reynal Jourdin Vice-Président de l’Office Municipal des Sports et Professeur d’EPS au lycée Doisneau •

Pensez-vous que la mission éducative de l’Éducation Nationale s’estompe au profit de la seule transmission des savoirs ?

Au contraire, la tendance actuelle est plutôt à une prise en compte de l’enfant dans sa complexité et sa spécificité. Autrement dit, l’Éducation Nationale cherche à s’adresser à des citoyens en devenir, en valorisant le développement de compétences à même d’œuvrer au vivre ensemble. Dès lors, il ne s’agit plus seulement de transmettre des savoirs disciplinaires, mais plus généralement de proposer des savoirs (connaissances), savoir-être (attitudes), savoir-faire (capacités) transversaux au sein du système scolaire.

En tant que professeur d’EPS et vice-président de l’OMS, pour vous quelle devrait être la place du sport à l’école ?

Clarifions tout de suite notre position : l’EPS s’appuie sur les Activités Physiques, Sportives et Artistiques (APSA) pour construire son enseignement. Son objet d’enseignement n’est donc pas le sport tel que proposé à haut niveau ou dans le cadre des fédérations sportives mais des activités “remaniées”. Ceci étant dit, le développement de compétences en lien avec la pratique des APSA est selon nous à même de faire de l’EPS une discipline centrale à l’école, dans le cadre du développement des futurs citoyens.

Les collectivités comme l’agglomération et la ville ont elles une action qui favorise ces pratiques ?

Au travers de l’offre de pratiques physiques, sportives et artistiques telle que proposée au niveau de la ville de Corbeil-Essonnes, le constat semble être celui d’une offre riche et diversifiée. Évidemment, cette première assertion n’exclut pas des pistes d’amélioration : l’offre pourrait être encore plus conséquente, notamment en optimisant l’occupation des lieux de pratique (mutualisation de ces espaces entre les différents utilisateurs, construction de nouveaux complexes, etc.)…

Le milieu associatif de Corbeil-Essonnes nous explique être en difficulté. Que pourrions-nous faire pour le soutenir ?

Il m’est difficile de répondre à cette question qui me semble complexe. Néanmoins, je vois d’emblée deux pistes de travail à mettre en œuvre :

  • établir ou plutôt repartir d’un état des lieux complet de la pratique associative dans la ville de Corbeil-Essonnes, en termes de nombre de pratiquant(e)s, de lieux de pratique, etc… C’est d’ailleurs le travail initié par Michel Nouaille en avril 2018 pour le compte de l’Office Municipal des Sports de la ville ;
  • permettre une mise en relation plus régulière des différents acteurs engagés au sein de ce milieu associatif.

Interview réalisée par Alexandre VERDONCK

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